6 agosto

RODOLFO VALENTINO, L'AMANTE DEL MONDO, avec Daniela Garneri, Maura Susanna, Gianluigi Trovesi, Federico Marchesano.

EVENEMENTS

RODOLFO VALENTINO, L'AMANTE DEL MONDO

Daniela Garneri, Natacha Rambova jeune
Maura Susanna, Natacha Rambova
Gianluigi Trovesi, Clarinetti - Sax alto
Federico Marchesano, contrebasse

Ecrit et dirigé par Enrico Montrosset.

Mots, musiques, images : voici les couleurs qui serviront à dépeindre l'hommage à Rodolfo Valentino. Couleurs qui se marient dans un spectacle produit, écrit et dirigé par «Strade del Cinema», mais qui restent autonomes, investies d'un rôle qui n'est pas uniquement descriptif. Ce que l'on attend de la musique de Gianluigi Trovesi et Federico Marchesano et de l'Harmonie Municipale de Nus, en effet, est bien plus qu'un accompagnement : c'est la restitution - à travers la mise en musique non pas de séquences, mais d'un montage de scènes sans fil narratif - d'un climat, d'un concept exprimé dans le texte du spectacle qui sera interprété par Maura Susanna, auteur-interprète à qui la tradition valdôtaine doit beaucoup, et par l'actrice turinoise Daniela Garneri.
Et alors, qui était Rodolfo Valentino? Pouvons-nous dire que nous le connaissons? Ou connaissons-nous seulement le mythe? C'est de la nécessité d'approfondir la connaissance biographique de l'acteur que naît ce spectacle, dans lequel la voix narratrice est celle de Natasha Rambova, seconde femme de Valentino. Né à Castellaneta le 6 mai 1895 et mort à New York le 23 août 1926 pour une appendicite négligée, on peut dire que Rodolfo Valentino est né avec le cinéma muet, qui après sa mort n'a connu que le déclin.
Un acte d'accusation voilé parcourt l'ensemble su spectacle, contre le rapport malsain que la bourgeoisie d'alors avait avec la sexualité, et contre la manière avec laquelle, de manière cathartique, elle a fait de Valentino un mythe, une icone, un sex symbol (le premier de l'histoire du cinéma) pour que quelqu'un d'autre porte à sa place le poids de ce pour quoi elle éprouvait de l'embarras - mais dans le même temps de l'attraction. Et c'est là, dans la Jazz Age de Francis Scott Fitzgerald, que naît la tendance typique de l'homme postmoderne de construire des icones dorées pour les regarder, sans se salir les mains, pendant qu'elles font ce que lui a peur de faire. L'homme des années vingt avait horreur de la tendresse, fuyait l'art de savoir aimer, le sexe, mais le succès de Valentino (dont les films ont résolu les problèmes financiers de maisons de production qui semblaient destinées à l'extinction) montre à quel point cette crainte était hypocrite. Vint confirmer ce soupçon la naissance dans les années suivantes de hordes de sex symboles : dans le cinéma (pensons à James Dean) mais pas seulement (par exemple Elvis dans la musique). Avec Rodolfo Valentino on assiste également à la massification du cinéma, à sa transformation en industrie, à la naissance des professions : c'est un moment fondateur pour la cinématographie. Et c'est à tout cela que «Strade del Cinema» rend hommage, restituant à Valentino ce que les mécanismes de l'industrie cinématographique lui avaient volé, la dimension humaine, à laquelle ils avaient substitué celle de la vedette mythique. Un monstre sacré de la scène jazz internationale, un jeune et talentueux contrebassiste, un orchestre philarmonique de village, une auteur-interprète qui découvre le jeu, et une actrice qui fait sortir sa méchanceté sont chargés de mener à bien cette restitution.

 

 

Pièces-jointes

7 août

CROISEMENTS
Hommage à Christian Thoma


Diplômé en hautbois au Conservatoire « A. Vivaldi » d’Alessandria, après avoir étudié à l’Institut musical d’Aoste avec le Maître Giorgio Girotto et avoir réalisé pendant quelques années des concerts dans le domaine de la musique classique, Christian Thoma s’est progressivement rapproché du jazz. Cela l’a conduit à travailler avec l’«Orchestra Giovanile Valdostana di Jazz» et à suivre les séminaires de «Siena Jazz» et les «Jazz Workshop di Villa Gomes» de Lecco.
Récemment il a développé aussi un intérêt pour la musique traditionnelle, qui s’est concrétisé par des collaborations avec l’organiste diatonique Norbert Pignol et la direction de l’«Orchestre des Alpes».


YOSEMITE (Italie, 2002)
Produit par Valerio Folco et L’eubage srl, réalisé par Valerio Folco, montage Valerio Folco et Alberto Bich, avec Bruce Bindner, Tom McMillan, Valerio Folco, DVCAM, 27’. Premio Radio Santander SER, Festival Ciudad de Santander, 2002. Secondo Premio della Giuria, Bilan du film valdôtain, 2004

Yosemite parle de l’homme et de ses rêves. Réaliser ses propres rêves est la dernière frontière de l’homme. L’alpinisme n’aura jamais de fin tant que dans l’esprit de l’homme qui accepte le défi de l’escalade il y aura de la fantaisie, du bon sens, de l’éthique et du respect. Le rêve est le principal moteur qui nous pousse à aller au-delà de nous-mêmes parce que c’est la preuve de l’existence de quelque chose d’autre, et cela, lié à l’imagination et à la fantaisie nous fait comprendre combien il est indispensable de s’en nourrir pour atteindre la pleine et profonde connaissance de nous-mêmes. Yosemite est ce dont j’ai rêvé pendant longtemps et est ce que j’ai essayé de faire comprendre dans le film. (Valerio Folco)

CECI N’EST PAS UNE MONTAGNE (Italie, France, 2001)
Produit par Jean-Paul Lustrissy pour Atelier des Alpes et Christian Lellong pour Cinédoc Films, réalisé par Joseph Péaquin, son Davide Borettaz, MiniDV, 51’

Ceci n’est pas une montagne… ou comment est représentée la montagne.
Après une brève escapade à travers l’iconographie de la montagne sont présentés cinq parcours parallèles qui incitent à réfléchir sur les différences dans la perception de l’«image montagne».

 

CJME

Kemp Ensemble
Nicole Dohmen // clarinette
Simone Hendricks // sax
Uwe Boettcher // violon
Stuart Kemp // contrebasse
Malcolm Kemp // conducteur

Wrong Again (U.S.A.1929)
prodotto da Hal Roach, diretto da Leo McCarey, fotografia George Stevens, montaggio Richard Currier, intertitoli H.M. Walker, con Stan Laurel, Oliver Hardy, Harry Bernard, Josephine Cromwell, William Gillespie, Fred Holmes, Dell Henderson; copia proveniente da Cineteca del Friuli (16mm); durata 20’ (24fps).

Les journaux annoncent la nouvelle du vol de Blue Boy, pour lequel une récompense est promise par son propriétaire. Deux garçons d'écurie ingénus s'aperçoivent que l'un des chevaux qui leur a été confié se nomme ainsi: ils contactent alors la victime du délit et se mettent aussitôt d'accord pour lui remettre le bien dérobé. Ils ignorent que le Blue Boy volé est en réalité un célèbre tableau. Le malentendu n'est pas clarifié tout de suite. Sur invitation du propriétaire présumé, momentanément dans l'impossibilité de vérifier en personne le retour effectif de son bien, le cheval est introduit dans sa maison, causant un grand remue-ménage. C'est seulement alors que les deux garçons d'écurie se rendent compte de leur méprise. Ils essaient alors de règler le problème en faisant sortir le cheval de la maison, comme si de rien n'était. Mais le maître de maison est furieux et les poursuit dans la rue armé de son fusil.
de Claudio Cinus

 

Naga Trio
Errico De Fabritiis // sax, flûtes
Giuseppe Savino // trombone, eufphonium
Giulio Maschio // batterie, percussions, trompette

Two Tars (U.S.A.1929)
prodotto da Hal Roach, diretto da Leo McCarey, fotografia George Stevens, montaggio Richard Currier, intertitoli H.M. Walker, con Stan Laurel, Oliver Hardy, Harry Bernard, Josephine Cromwell, William Gillespie, Fred Holmes, Dell Henderson; copia proveniente da Cineteca del Friuli (16mm); durata 20’ (24fps).

Deux marins en uniforme transforment leur journée de congé en une série d'incidents drôles mais désastreux. Tout d'abord, ils investissent un pilier alors qu'ils se trouvent à bord d'une voiture de location. Ensuite, alors qu'ils tentent d'aider deux belles jeunes filles avec un distributeur de chewing-gum défectueux, ils inondent le trottoir de boules de gomme et se chamaillent avec le propriétaire irrité. Enfin, bloqués dans un embouteillage à cause de travaux en cours et d'une voiture en panne d'essence, ils emboutissent le véhicule qui les suit en tentant une marche arrière, causant la colère des conducteurs, qui par un effet de chaîne hilarant finissent par tous se disputer. Dans la confusion, un agent de police intervient et ordonne à tous les automobilistes de suivre les marins, bien qu'ils s'engagent dans un tunnel ferroviaire alors que le train est sur le point d'arriver...
de Eugenia De Nicola

 

PERSPECTIVES
Stefano Zorzanello - Il trionfo dell'Arco

Stefano Zorzanello // sax, flûte, échantillons et relevés, électronique

L’Arc d’Auguste est sans aucun doute l’un des monuments les plus importants dans l’imaginaire collectif des habitants d’Aoste. Monument historique important qui célèbre la victoire de Terenzio Varrone sur les tribus Salasses, c’est une icône de la romanité, du nouveau cours historique imprimé dans le développement de ce peuplement. Au cours du temps, sa signification a changé. Aujourd'hui, à part les historiens, presque personne ne se souvient que c’est l’arc sous lequel le vainqueur passa, acclamé par le peuple et suivi des prisonniers enchaînés. Il reste là, monument muet, à célébrer quelque chose de perdu. Ses dimensions imposantes rappellent qu’il était important mais on ne sait plus très bien pourquoi. Il est devenu le centre d’un rond-point autour duquel tournent des véhicules rapides et bruyants qui ne font guère attention à lui. L’Arc d’Auguste est une marque de fabrique (imprimée sur le territoire), en terme de paysage, c’est un marqueur, un élément que l’on ne peut pas confondre, car il est là depuis vingt siècles, avec sa majesté, et une présence un peu énigmatique. Mais si le monument est muet, il porte en lui les marques de la transformation du temps (un crucifix accroché sous l’arc rappelle la présence de la chrétienté), la mémoire orale des habitants d’Aoste, de qui a toujours connu ce monument comme élément constant du paysage, et de ses mutations, et la nouvelle mémoire des nouveaux habitants, qui s’exprime à travers la voix des jeunes, enfants et immigrés. Tous ces éléments unis à l’occasion de la piétonisation de la zone, peuvent constituer une raison, une occasion d’immersion de cet imaginaire, pour le faire parler. Le concert-installation sera une occasion d’écouter la manière avec laquelle la conscience de la collectivité perçoit cette présence, cette problématique. C’est une manière de faire devenir poésie la voix de la ville, de faire parler le monument.

 

 

Pièces-jointes

8 août

CROISEMENTS
Video Zero sous la direction de Francesco Ballo, Académie des Beaux-Arts de Brera


Il existe peu de moments, dans la formation d’un videomaker, qui revêtent autant d’importance que la confrontation avec le public : avec le public de cinéma, j’entends, qui entre en salle et occupe un fauteuil avec l’intention de concentrer sa propre attention sur les images projetées sur l’écran. Un public bien différent, donc, de celui d’une galerie d’art venu observer une videoinstallation.
A partir de ce présupposé, le professeur Francesco Ballo a conçu et développé l’idée du «Punto della situazione – Videozero», une rétrospective cinématographique consacrée aux travaux de jeunes réalisateurs, qui arrive cette année à sa neuvième édition.

Serena Vestrucci et Andrea Cillo, Leg Godt Sky Water, 2007

Giovanni Ficetola, Produzione Mecchanica, 2007

Roberto Cappuccitti, Post-vision, 2007

 

PERSPECTIVES
La Drummeria - Il suono della pietra

Ellade Bandini // drums
Walter Calloni // drums
Paolo Pellegati // drums
Christian Meyer // drums

Il y a Ellade Bandini, qui a apporté le groove dans les disques de Mina et de De André, allant de la pop au jazz vieille manière. Il y a Walter Calloni, qui en trente années de carrière n'a jamais cessé de se remettre à la page. Il y a Christian Meyer, qui n'est pas seulement le "batteur d'Elio", mais surtout un jazzman moderne doté de fantaisie et de précision. Et puis il y a Paolo Pellegatti, une espèce d'encyclopédie du jazz avec baguettes. Au dessus de leurs têtes, un des témoignages de grandeur les plus imposants que la romanité nous ait laissé dans son ensemble : la Porte Prétorienne d'Aoste.
Voici un avant-goût du deuxième rendez-vous de la section "Perspectives": l'entrée orientale de la ville romaine animée par la Drummeria alors que le soleil d'août commence sa descente vers le couchant. Descente rythmée par des cymbales et des tambours, des balais et des baguettes, dans un spectacle qu'on ne fait pas qu'écouter, mais qu'on regarde également.

 

CJME

Federico Ferrandina
Federico Ferrandina // guitare

We faw down (U.S.A.1929)
prodotto da Hal Roach, diretto da Leo McCarey, fotografia George Stevens, montaggio Richard Currier, intertitoli H.M. Walker, con Stan Laurel, Oliver Hardy, Vivine Oakland, Bess Flowers, Vera White; copia proveniente da Cineteca del Friuli (16mm); durata 20’ (24fps)

Deux hommes mariés, Stan et Oliver, complotent sur le divan, à côté de leurs femmes, pour rejoindre un tournoi de poker en ville. L'excuse pour s'éloigner de la maison? Leur chef les demande au théâtre. Ainsi, sous le regard soupçonneux des deux femmes, ils sortent, mais tombent dans la boue en cours de chemin et acceptent, pour sécher leurs vêtements, l'invitation ambigüe de deux jeunes inconnues. Pendant ce temps, le théâtre prend feu et les épouses lisant la nouvelle dans le journal, attendent furieuses à la maison. Stan et Oliver, ignares, rentrent chez eux. Alors qu'ils “racontent” de manière ridicule le spectacle théâtral, l'une des deux femmes rencontrée depuis peu entre dans la maison pour remettre sa veste à Oliver. A ce stade, Stan et Oliver n'ont plus qu'à courir loin de la fureur de leurs épouses, qui les menacent d'une carabine.
de Sara Sesia

 

Trio à Rebours
Angelo di Mino // violoncelle
Valeria Fazzi // électronique
Valerio Mirone // basse électrique, koto

Double Whoopee (U.S.A.1929)
prodotto da Hal Roach, diretto da Lewis R. Foster, fotografia George Stevens, montaggio Richard Currier, intertitoli H.M. Walker, con Stan Laurel, Oliver Hardy, Jean Harlow, Ed Brandenberg, William Gillespie, Charlie Hall, Charley Rogers; copia proveniente da Cineteca del Friuli (16mm); durata 20’ (24fps).

Nous sommes dans le hall d'un grand hôtel : tout le monde est en agitation à cause de l'arrivée imminente du Prince. Quand Stan et Oliver, respectivement portier et coursier, font leur apparition, le second est pris pour l'hôte illustre. Le malentendu n'est clarifié que lorsqu'il montre sa lettre de mission. Le Prince se présente enfin et est accueilli avec tous les honneurs qui lui sont dus. Il est accompagné à l'ascenseur, mais tombe à plusieurs reprises dans la cage vide, car l'appareil est rappelé à l'étage supérieur par Stan & Oliver. Dans le même temps, Oliver endosse son uniforme de portier et commence sa tournée, provoquant des situations drôles, oubliant notamment plusieurs fois d'ouvrir la porte aux hôtes de l'hôtel. Une vamp fascinante (interprétée par Jane Harlow) descend alors d'une limousine : Oliver l'accompagne à l'intérieur de l'hôtel, mais sa longue robe reste coincée dans la porte à cause de Stanley, et se lacère, laissant entrevoir une partie du corps de la jeune femme. Pour remédier à la situation, Oliver lui offre le manteau de Stanley, mais le geste porte à un crescendo d'incidents hilarants, qui conduiront les deux amis à devoir quitter l'hôtel.
de Alberto Pascarella

 

Pièces-jointes

9 août

CROISEMENTS

AMSTERDAMNED JAZZ – Willem Breuker Kollektief (France, 2000)
v.o.st.it. produit par Stéphane Jourdain pour La Huit Production / MCM Classique Jazz & Muzzik, avec le soutien de CNC – Ministère de la culture et de la communication; réalisé par Daniel Jouanisson; photographie Thierry Maisonnave, Daniel Jouanisson; montage Albane Peñaranda; mixage Jean-Marc Schick; format DVCAM; durée 54’.

Compositeur et arrangeur, propriétaire d’un label discographique (BVHAAST), collaborateur de Johann Van der Keuken, Han Bennink et Misha Mengelberg, Willem Breuker et son Kollektief inventent de nouvelles formes musicales depuis 25 ans. Le WB K ne se limite pas à jouer sa propre musique mais s’amuse à jouer avec la musique. Leur concerts échappent à toute définition ou cadre et font vivre aux spectateurs des expériences uniques et inoubliables. Ce film parcourt leurs 25 ans de jazz, provocations et réflexions sur la musique d’aujourd’hui.

 

PERSPECTIVES
Lucia Recio + Didier Petit - Riverberi

Avec le troisième rendez-vous de sa programmation, la section "Perspectives" entre dans les viscères d'Aoste, descendant les escaliers qui conduisent à ce qui était le coeur battant de la cité romaine. Retenu d'époque romaine, le criptoportique (situé sur la Place Jean XXIII, à quelques pas de la Cathédrale) était en fait le centre de l'activité publique, destiné à accueillir le forum, les thermes, le théâtre, l'amphithèâtre, mais aussi les structures des temples.
Articulé sur trois côtés, ouvert au sud, le criptoportique est composé d'une galerie avec des espaces internes voûtés et crépis, que l'illumination assurée par des petites ouvertures en fente rend suggestifs. Adaptés donc au type de spectacle que nous accueillerons.
Les voix diffusées sous les voûtes du criptoportique remplies d'histoire seront au nombre de deux: celle de Lucia Recio, chanteuse d'origine andalouse, et celle du violoncelle de Didier Petit.

 

CJME

Soeurs Badalini
Federica Badalini // piano
Francesca Badalini // guitare électrique


Flying Elephants

U.S.A.1928; produit par Hal Roach, dirigé par Fred Butler et F. Richard Jones, photographie Floyd Jackman, montage Richard Currier, didascalies H.M. Walker, avec Stan Laurel, Oliver Hardy, Jimmie Finlayson, Edna Marian, Tiny Sanford, Dorothy Coburn; copie provenant de Cineteca del Friuli (16mm); durée 20’ (24fps).)

Age de la pierre, il y a 6000 ans. Le chef de tribu, par un édit sculpté dans la pierre, exige que tous les hommes entre treize et quatre-vingt-quinze ans soient mariés dans les 24 heures. La chasse est ouverte. Tous les hommes partent en quête d'une compagne. Les femmes, elles-aussi, se mettent à la recherche de l'élu. Mais tout n'est pas si simple, surtout pour les plus empotés tels que Mighty Giant (Puissant Géant) et Little Twinkle Star (Petite Etoile Scintillante). Pour des raisons opposées, ils peinent à trouver une femme : le premier est fanfaron et sûr de lui, mais il est mis K.O., en traître, par le coup d'épée d'un rival caché, dès qu'il s'approche d'une fille des cavernes. L'autre, timide et maigrelet, trouve des femmes plus fortes que lui qui n'hésitent pas à le frapper. Tous deux finiront par jeter leur dévolu sur la fille de Saxophonus, qui de son côté a bien d'autres problèmes en tête: il est en prise avec un mal de dents très douloureux, ce qui n'est pas simple à gérer alors que les dentistes n'existent pas encore...
de Umberto Ferrari

 

Jumbo Jet
Jean-Michel Leclercq // ordinateur

You’re darn tootin’
U.S.A.1929; produit par Hal Roach, dirigé par Edgar Kennedy et Leo McCarey, photographie Floyd Jackman, montage Richard Currier, didascalies H.M. Walker, avec Stan Laurel, Oliver Hardy, Wilson Benge, Christian J. Frank, Dick Gilbert. William Irving; copie provenant de Cineteca del Friuli (16mm); durée 20’ (24fps).

You're darn tootin' contient tous les éléments comiques qui ont rendu Laurel & Hardy incomparables et inimitables. Le public suit les frasques rocambolesques de deux musiciens, un clarinettiste catastrophique et un joueur de cor malhabile. Dans une salle comble, où un orchestre s'apprête à jouer, pointent les figures de l'inséparable couple. Après une série de gags hilarants les deux comiques sont renvoyés du groupe. Mais leurs mésaventures ne font que commencer. En effet, la gouvernante de la pension dans laquelle ils logent décide de les mettre à la porte. Les deux s'improvisent alors musiciens de rue et s'exhibent sur cette nouvelle scène, mais se révèlent quelque peu malchanceux. Le duo, qui reste bredouille, finit par se chamailler. Le chaos généré provoque en une rixe collective qui implique toute la ville, mais aussi les spectateurs qui rient avec plaisir grâce à une drôlerie unique et inégalable.
de Marco Meazzini

 

10 août

CROISEMENTS

ARAGON, orchestra cubana dal 1939 (France, 2000)
v.o.st.it. produit par La Huit, Lusafrica, Planète Aurora, en association avec TV5; di Patrick Glaize; format DVCAM; durée 54’

Orquesta Aragon, “L’ambassade de la joie”, comme on a commencé à l’appeler en 1953, est un mythe, le plus vieil orchestre de Cuba encore en activité. Aragon fête aujourd’hui ses 60 ans. Avec plus de 400 thèmes à son répertoire, Aragon a joué à Moscou, Ho-Chi-Min-ville, Conakry, Le Caire. A travers leur tournée européenne de 1999, le film raconte l’histoire croisée de l’orchestre et du pays qui l’a vu naître.

 

PERSPECTIVES
Emmanuel Louis - Musiques pour jardin


Emmanuel Godinot // flute
Martin Lauwers // violin
Zeno Gabaglio // cello
Emmanuel Louis // guitar

A Aoste, il peut arriver que Romanité et Moyen-Age se rencontrent, générant des lieux dans lesquels le temps reste suspendu entre deux époques. Ainsi la Tour Fromage, solide construction à base carrée remontant au XIIème siècle, fait face au Théâtre Romain, situé à quelques pas de la Porte Prétorienne. De la même manière la Tour Bramafan, à peine plus ancienne, est construite sur les ruines d'un bastion romain, et encore aujourd'hui on peut apprécier à ses pieds de larges fragments des murs d'enceinte de la cité romaine. Les zones entourant ces monuments seront le siège de deux concerts du guitariste belge de 25 ans Emmanuel Louis, qui sera à Aoste avec son quartet de musique pour jardin "Gardening with us". Autour de lui dans cette formation acoustique, le flûtiste Emmanuel Godinot et le violoniste Martin Lauwers, musiciens avec lesquels il collabore intensément depuis au moins six ans et avec lesquels il forme, avec d'autres éléments, les "Funk Sinatra". Le violoncelliste suisse Zeno Gabaglio se joindra à eux pour l'occasion.

 

CJME

Diego Mingolla
Diego Mingolla // piano

Early to bed (U.S.A.1928)
prodotto da Hal Roach, diretto da Emmett Flynn e Leo McCarey, fotografia George Stevens, montaggio Richard Currier, intertitoli H.M. Walker, con Stan Laurel, Oliver Hardy; copia proveniente da Cineteca del Friuli (16mm); durata 20’ (24fps).

Entre neuf et dix heures du matin, heure fatidique durant laquelle les rois de la finance expédient la correspondance (tel que le dit la didascalie), Hardy ouvre une enveloppe. Il est assis sur le banc d'un parc, à côté de Laurel et du petit chien Buster. Il découvre, en lisant la lettre, avoir hérité une fortune d'un oncle. Il décide de faire de son ami son majordome.
Il est trois heures du matin et c'est l'anniversaire de Hardy. Laurel, qui l'attend dans la luxueuse demeure, le voit rentrer complètement saoûl et essaie de le mettre au lit . Mais le patron, qui meurt de rire et semble être retombé en enfance, ne veut rien savoir. Exaspéré, le majordome va dormir. Hardy, qui ne s'arrête pas à cela, lui verse de l'eau au lit. Laurel menace alors de s'en aller, et puisque le patron veut l'en empêcher, commence à casser tous les bibelots de la maison. Finalement Hardy propose une trêve et lui tend la main... avant de le jeter dans la fontaine du jardin.
de Francesca Galvanetto

 

Alessandro Librio
Alessandro Librio // violon

From soup to nuts (U.S.A.1928)
produit par Hal Roach, dirigé par Edgar Kennedy et Leo McCarey, photographie Floyd Jackman, montage Richard Currier, didascalies H.M. Walker, avec Stan Laurel, Oliver Hardy, Anita Garvin, Dorothy Coburn, Edna Marion, Gene Morgan; copie provenant de Cineteca del Friuli (16mm); durée 20’ (24fps).

Monsieur et Madame Culpepper tiennent un dîner de gala à la maison. Les invités qui y participent sont tous très élégants. Deux serveurs, Laurel & Hardy, arrivent avant qu'ils ne s'installent à table. La maîtresse de maison découvre alors que leur unique expérience se résume à la restauration rapide. A peine arrivés, ils entament une série de gags qui démontrent leur incompétence en matière de service et de bonnes manières : Laurel prétend du chef qu'il se comporte en gentilhomme et enlève son couvre-chef, car il est impoli de se couvrir en intérieur; les assiettes de soupe se renversent sur la tête des invités car Laurel, alors qu'il les sert, glisse sur une peau de banane; Hardy tombe la tête la première sur trois tartes à la crème les rendant ainsi immangeables; Laurel suscite l'embarras des convives lorsqu'il se dévêtit pour servir à la main des feuilles de salade, qui pour l'occasion devait être présentée “undressed” (sans accompagnement).
de Nicoletta Pavan

 

CROISEMENTS
Nuit blanche : Lord of the rings

Lord of the Rings: The Fellowship of the Ring (U.S.A., 2001)
produit par Barrie M. Osborne, Peter Jackson, Fran Walsh, Tim Sanders; réalisé par Peter Jackson; écrit par Fran Walsh & Philippa Boyens & Peter Jackson adapté du roman de J.R.R. Tolkien; photographie Andrew Lesnie, a.c.s.; montage John Gilbert; scénographie Grant Major; costumes Ngila Dickson, Richard Taylor; effets numériques Weta ltd, NZ; superviseur effets visuels Jim Rygiel, musique Howard Shore; 35mm, 178’.


Lord of the Rings: The Two Towers (U.S.A., 2002)
produit par Barrie M. Osborne, Peter Jackson, Fran Walsh; réalisé par Peter Jackson; écrit par Fran Walsh & Philippa Boyens & Stephen Sinclair & Peter Jackson adapté du roman de J.R.R. Tolkien; photographie Andrew Lesnie, a.c.s.; montage Michael Horton; scénographie Grant Major; costumes Ngila Dickson, Richard Taylor; effets numériques Weta ltd, NZ; superviseur effets visuels Jim Rygiel, musique Howard Shore; 35mm, 172’.


Lord of the Rings: The Return of the King (U.S.A., 2003)
produit par Barrie M. Osborne, Peter Jackson, Fran Walsh; réalisé par Peter Jackson; écrit par Fran Walsh & Philippa Boyens & Stephen Sinclair & Peter Jackson adapté du roman de J.R.R. Tolkien; photographie Andrew Lesnie, a.c.s.; montage Michael Horton; scénographie Grant Major; costumes Ngila Dickson, Richard Taylor; effets numériques Weta ltd, NZ; superviseur effets visuels Jim Rygiel, musique Howard Shore; 35mm, 192’.

Le tout en une nuit. A trois ans du triomphal passage sur grand écran de son dernier chapitre, Strade del Cinema repropose la Saga de l’anneau et son voyage à travers la Terre du Milieu dans une nuit blanche spéciale qui, sous la bannière de Croisements, rend hommage au compositeur Howard Shore, collaborateur historique de cinéastes du calibre de David Cronenberg, Jonathan Demme et, plus récemment, Martin Scorsese. Les musiques de la trilogie réalisée par Peter Jackson, trois fois primées par un oscar, ont été réunies dans la The Lord of the Rings Symphony: Six Movements for Orchestra and Chorus. Pour en savoir plus : www.howardshore.com

 

Pièces-jointes

11 août

CROISEMENTS

Marc Ribot – The Lost String (France, 2003)
v.o.st.it. produit par Stéphane Jourdain pour La Huit Production / Mezzo; dirigé par Anaïs Prosaïc; photographie Bruno Romiguière; montage Vanessa Lefèbvre; son en prise directe Nicolas Guadagno, Nicolas Zwarg, Bill Murvey, Bernard Pichon, Troy Matthews; mixage Jean-Marc Schick; format DVCAM; durée 54’

Légende discrète de la scène new yorkaise, compositeur, improvisateur, accompagnateur recherché des pop stars du monde entier, Marc Ribot est l’un des guitaristes les plus inventifs de sa génération. Extraits des concerts dans les clubs du Lower East Side et d’une tournée européenne, documents d’archive, conversations : le film explore la variété des univers musicaux d’un virtuose inspiré, artiste généreux et impliqué.

 

PERSPECTIVES
Emmanuel Louis - Musiques pour jardin


Emmanuel Godinot // flute
Martin Lauwers // violin
Zeno Gabaglio // cello
Emmanuel Louis // guitar

A Aoste, il peut arriver que Romanité et Moyen-Age se rencontrent, générant des lieux dans lesquels le temps reste suspendu entre deux époques. Ainsi la Tour Fromage, solide construction à base carrée remontant au XIIème siècle, fait face au Théâtre Romain, situé à quelques pas de la Porte Prétorienne. De la même manière la Tour Bramafan, à peine plus ancienne, est construite sur les ruines d'un bastion romain, et encore aujourd'hui on peut apprécier à ses pieds de larges fragments des murs d'enceinte de la cité romaine. Les zones entourant ces monuments seront le siège de deux concerts du guitariste belge de 25 ans Emmanuel Louis, qui sera à Aoste avec son quartet de musique pour jardin "Gardening with us". Autour de lui dans cette formation acoustique, le flûtiste Emmanuel Godinot et le violoniste Martin Lauwers, musiciens avec lesquels il collabore intensément depuis au moins six ans et avec lesquels il forme, avec d'autres éléments, les "Funk Sinatra". Le violoncelliste suisse Zeno Gabaglio se joindra à eux pour l'occasion.

 

 

CJME

Daniele Furlati
Daniele Furlati // piano

Bacon Grabbers (U.S.A.1928)
produit par Hal Roach; réalisé par Lewis R. Foster et Leo McCarey; photographie George Stevens; montage Richard Currier; didascalies H.M. Walzer; avec Stan Laurel, Oliver Hardy, Jean Harlow, Edgar Kennedy, Harry Bernard, Eddie Baker, Bobby Dunn, Charlie Hall, Sam Lufkin; copie provenant de Cineteca del Friuli (16mm); durée 20’ (24fps).

L&H sont deux huissiers chargés de saisir à Monsieur Kennedy l'appareil radiophonique pour lequel il ne paie pas de taxe depuis huit ans. Réussissant grâce à des moyens de fortune à mettre en route leur Ford, les deux agents rejoignent leur destination et trouvent l'homme occupé au jardin. Celui-ci, devinant le motif de la visite, se réfugie dans la maison avant que la notification ne lui soit remise. Cette remise manquée déclenche une série de péripéties centrées sur la perte répétée de l'avis, qui va jusqu'à être échangé contre un sandwich. Une fois le document délivré, l'homme se barricade à la maison et met les deux huissiers au défi de prendre possession de la radio. En essayant de bloquer leurs tentatives d'irruption funambulesques, l'homme tire par erreur sur un tuyau dont le jet arrose un policier, qui accourt: la radio est réquisitionnée, mais est détruite par un rouleau-compresseur. L&H se moquent du fraudeur, dont la femme a entretemps acheté l'appareil, mais le rouleau emboutit également la Ford.
de Veronica Negrelli


QMEB duo
Quentin Manfroy // flûtes
Eric Bribosia // piano, casio

Liberty (U.S.A.1929)
produit par Hal Roach, réalisé par Leo McCarey, photographie George Stevens, montage Richard Currier, didascalies H.M. Walker, avec Stan Laurel, Oliver Hardy, Sam Lufkin, James Finlayson, Jean Harlow, Jack Hill; copie provenant de Cineteca del Friuli (16mm); durata 20’ (24fps).

Stan et Oliver, suivis par un policier parce qu'ils se sont échappés de prison, s'enfuient dans la voiture d'un ami qui leur fournit des habits civils pour remplacer leur tenue de prisonnier. Une fois éloigné le danger et arrivés en ville, ils se rendent compte que chacun d'entre eux a, dans la précipitation, endossé le pantalon de l'autre. Ainsi commence la recherche d'une cachette pour pouvoir procéder au changement de tenue: une ruelle, un taxi, l'arrière d'une poissonnerie qui mettra un obstacle de plus sur le chemin des deux protagonistes. Evidemment, toutes les tentatives se révèlent infructueuses car il y a toujours quelqu'un, notamment un policier, pour les surprendre avec les pantalons baissés. Finalement, l'échange réussit dans l'ascenseur d'un gratte-ciel en construction, qui, mis en route par erreur, les porte au sommet de l'édifice et les oblige à cheminer comme des équilibristes sur les travées métalliques. Une fois redescendu, l'ascenseur atterrit sur la tête du policier ainsi réduit à la taille d'un nain.
de Anna Giordano

 

HORS CONCOURS

Hector Mann Music Crew
Francesco Guaiana // guitar
Mauro Schiavone // piano
Marko Bonarius // doublebass

Le trio sicilien Hector Mann Music Crew présente au public de Strade del Cinema la mise en musique du film la Meridiana del Convento, mis à disposition par le Musée National du Cinema de Turin/Fondazione Maria Adriana Priolo comme premier prix du Concours Jeunes Musiciens Européens 2006/Harold Lloyd.

La Meridiana del Convento
de Eleuterio Rodolfi, Italie 1916, 31'

Le peintre Vaser obtient la charge de restaurer les fresques du Couvent de Santa Ingenua. Liliana, une des jeunes élèves, invite son amie Gigetta et sa tante pour lui présenter son frère, le Lieutenant Giorgio. Gigetta et Giorgio tombent amoureux l'un de l'autre mais un imprévu vient faire obstacle à leur mariage. Pendant un goûter en plein air organisé par les soeurs et les élèves, Gigetta monte sur un arbre et le peintre Vaser en profite pour prendre une photo osée. Une série de péripéties commence alors pour récupérer la foto compromettante, qui met en scène tout le couvent, mais aussi une entière caserne et le commissaire de police. Fin heureuse: le négatif est détruit et Gigetta déchire elle-même la photo sans la montrer au public.

 

 

Pièces-jointes

12 août

CROISEMENTS

Femi Kuti, what’s going on? (France, 2001)
v.o.st.it. Produit par La Huit, Arte, Barclay, FKO music, format DVCAM; durée 52’

Portrait d’un musicien, Femi Kuti, et d’un son, l’Afro Beat. Femi est le fils de Fela Kuti, “the black president”, créateur de ce genre dans les années 70. L’un après l’autre ils ont posé les bases d’une musique africaine urbaine et revendicatrice, contemporaine du reggae et du hip hop. L’Afro-beat est le son du Nigeria, un des plus grands pays africains, et de sa capitale Lagos, une mégalopole dans laquelle pauvreté, richesse, violence et corruption vivent côte à côte. Reggae, rap, Afro-Beat, trois sons qui partagent la même violence originale, qui assènent la même frustration, “What’s going on?”

 

PERSPECTIVES
Jean-Paul Dessy - Meditations

Jean-Paul Dessy // cello

Vrai joyaux d’art chrétien, le cloître de Saint Ours fait partie intégrante du complexe monastique augustinien, qui s’est installé en ville au XIIème siècle et qui a offert l’hospitalité à des milliers de pèlerins qui se dirigeaient vers les lieux de culte de la chrétienté, parcourant la Via Francigena adjacente. Bien qu’il ait été remanié au XV siècle, le cloître conserve 39 des 52 chapiteaux originaux en marbre blanc, qui reposent sur des colonnes en marbre sombre provenant de la localité valdôtaine d’Aymavilles. Second en importance après le cloître de Monreale proche de Palerme, le cloître de Saint Ours constitue un exemple splendide et rare de «poème en marbre», présentant sur ses chapiteaux des scènes traitées de l’Ancien Testament, de la vie de Jésus et des Apôtres, mais aussi de morale païenne. Le violoncelliste belge Jean-Paul Dessy, un des formateurs du projet européen «Musique pour les Yeux» a été choisi pour animer ce lieu de réflexion et de contemplation dans le cadre de la section «Perspectives». Musicien, compositeur, directeur d’orchestre, Dessy s’est rapproché toujours plus, au cours de son existence, à la musique minimaliste et contemporaine, fondant aussi l’«Ensemble Musique Nouvelle», qu’il dirige et avec lequel il s’essaie aussi à la mise en musique improvisée de films muets.

 

EVENEMENTS

Marc Ribot - Fred Frith
Marc Ribot // guitar
Fred Frith // guitar


Il Fuoco

Réalisation: Giovanni Pastrone; scénario: Febo Mari; photographie: Segundo de Chòmon; interprètes: Pina Menichelli (la poétesse), Febo Mari (le peintre Mario Alberti); production: Itala Film, Turin; année: 1915; longueur originale: 1100m; première projection romaine: 29.4.1916. Données de la copie: 35mm, positif, triacide, couleur, 1035 m, didascalies italiennes.

Dans les roseaux sur le bord d’une rivière, un peintre naïf et une mystérieuse poétesse se rencontrent. L’homme ne sera dès lors plus jamais le même; la poétesse – aucun des deux personnages n’est jamais appelé par son nom – l’entrainera dans une relation passionnelle destinée à finir en cendres. Abandonné par sa maîtresse et perdant l’inspiration, les attentions de sa vieille mère seront vaines; le rejet public que lui fera subir la femme qu’il aime lui fera perdre raison. Dans la cellule dans laquelle il vivra désormais reclus, il tracera sur tous les murs le profil de la chouette, animal symbole de la femme qui l’a anéanti.

en collaboration avec le Musée National du Cinéma de Turin.

 

13 août

Hommage à Jacques Demy - Les parapluies de Cherbourg

CROISEMENTS
Africa

You Africa – Youssou n’Dour (France, 2000)
v.o.st.it. produit par Gilles LeMao et N’Diouga Moctar Ba pour La Huit Production / KUS / SAPROM / CITETELEVISION DE VILLEURBANE avec la participation de Air Afrique, CFI, Ministère français de la coopération; réalisé par N’Diouga Moctar Ba; photographie Pape Gora Seck; montage Claude Santiago; son en prise directe Pape N’Dour; mixage Jean-Marc Schick; format DVCAM; durée 41’.

Iso Lo – Ismaël Lo (France, 2000)
v.o.st.it. produit par Stéphane Jourdain et N’Diouga Moctar Ba pour La Huit Production / KUS / ARcANAL / CITETELEVISION DE VILLEURBANE avec la participation de CNC, Fiacre; réalisé par Mansour Sora Wade; photographie Pape Gora Seck; montage Claude Santiago; son en prise directe Robert Laoud; mixage Jean-Marc Schick; format DVCAM; durée 42’.

A la découverte de l’univers musical de deux grands artistes sénégalais : Ismaël Lo et Youssou N’Dour. Tourné à l’occasion des tournées des deux musiciens, ce pèlerinage au cœur de l’Afrique nous porte aux origines de la musique.

 

PERSPECTIVES
Paolo Angeli - Musica di legno


Paolo Angeli // prepared sardinian guitar

Sa présence est attestée dans une peinture sur bois de 1514, qui est aujourd'hui conservée dans la sacristie de la Collégiale de Saint Ours. Il ne s'agit pas, pourtant, d'un monument quelconque. C'est en effet un arbre qui s'approche des 500 ans. Ou mieux encore devrait-on dire «une» arbre, car le tilleul est considéré depuis l'antiquité comme une plante féminine symbole de l'amour conjugal. La légende veut que ce soit Saint Ours à avoir planté le tilleul qui ombrage une partie de la petite place qui fait face à la Collégiale. Ce qui est sûr, c'est que son feuillage, décidément fourni malgré l'âge, est un témoin rassurant des évènements citadins, absolument pas impressionné par les aléas atmosphériques comme l'orage qui en 1951 lacéra profondément le tronc de l'arbre. Déclaré monument national en 1924, le tilleul de Saint Ours se montre reconnaissant des attentions qu'on lui accorde - comme les soutiens métalliques appliqués pour soulager le poids des années - en fleurissant chaque année au printemps. Au pied de ce tronc séculaire, le festival «Strade del Cinema» a demandé au musicien sarde Paolo Angeli, maître de la guitare sarde qu'il a porté aux plus hauts niveaux d'expression artistique en collaborant notamment avec des artistes tels que Fred Frith et Stefano Zorzanello, eux-aussi invités de «Strade del Cinema», de se produire dans le cadre de la section «Perspectives». Paolo Angeli saura faire dialoguer le bois du tilleul avec celui de son instrument (la très particulière guitare sarde préparée), animant au cours de deux concerts - un l'après-midi et l'autre le soir - un lieu caractéristique de la ville d'Aoste qui rappellera de nombreux souvenirs à qui suivait le festival quand il se présentait encore sous sa forme itinérante.

 

EVENEMENTS

Les Parapluies de Cherbourg
En collaboration avec Bergamo Film Meeting, Federazione Italiana Cineforum, Ciné Tamaris. Avec la contribution Ministero per i Beni e le Attività Culturali - Direzione Generale per il Cinema et Regione Lombardia - Direzione Generale Culture, Identità e Autonomie della Lombardia. Avec le patronage de : Ambassade de France - Rome
Réalisation et scénario Jacques Demy. Photographie (panoramico, Eastmancolor): Jean Rabier. Montage: Anne-Marie Cotret. Scénographie: Bernard Evein. Costumes: Jacqueline Moreau (habits de Catherine Deneuve, de Real; parapluies de Onm). Musique: Michel Legrand. Assistant réalisateur: Jean-Paul Savignac, Klaus Muller-Laue, André Flédérick. Interprètes: Catherine Deneuve (Geneviève Emery), Nino Castelnuovo (Guy Foucher), Anne Vernon (Madame Emery), Marc Michel (Roland Cassard), Ellen Farner (Madeleine), Mireille Perrey (tante Elise), Harald Wolff (M. Dubourg), Jean Champion (Aubin, le garagiste), Pierre Caden (Bernard), Jean-Pierre Dorat (Jean). Voix: Danielle Licari (Geneviève), José Bartel (Guy), Christiane Legrand (Madame Emery), Georges Blanès (Roland Cassard), Claudine Meunier (Madeline), Claire Leclerc (tante Elise), Michel Legrand (Jean/le postier), Jacques Demy (le client/le serveur). Production: Mag Bodard pour Parc Film/Madeleine Film/Beta-Film. Distribution: Lab 80 film. Durée: 91'. Origine: France/Rft, 1963. Copie provenant de Lab 80 film.

Cherbourg, novembre 1957. Geneviève Emery, dont la mère possède un magasin de parapluies, aime Guy Foucher, qui habite avec sa vieille tante Elise. Cette dernière prend également tendrement soin de la jeune Madeleine. Madame Emery, la mère Geneviève, ne voit pas d’un bon œil l’idylle de sa fille, car Guy est un modeste garagiste qui n’a pas encore effectué son service militaire. Ayant besoin d’une certaine somme en liquide, Madame Emery s’adresse au riche bijoutier Roland Cassard pour lui vendre un collier de diamants. Guy est mobilisé. Avant de partir, Geneviève fait l’amour avec lui et lui promet d’attendre son retour. Janvier 1958. Geneviève est enceinte. Guy est en Algérie, d’où il envoie des nouvelles toujours plus rares. Roland Cassard rend une visite aux Emery. Après lui avoir confié une récente expérience sentimentale malheureuse avec une certaine Lola de Nantes, il demande sa main à Geneviève. Avril 1958. Les nouvelles de Guy n’arrivent plus. Poussée par sa mère, Geneviève accepte la proposition de Roland, qui s’est offert d’élever l’enfant que la jeune fille attend comme s’il s’agissait du sien. Mars 1959. Guy revient d’Algérie, blessé à une jambe. Geneviève et sa mère ont quitté la ville. Guy reprend son travail au garage, mais le quitte bien vite. Il vivote quelque temps, puis, à la mort de sa tante, utilise l’argent hérité pour reprendre une station service. Il demande alors à Madeleine, qu’il a commencé à fréquenter, de l’épouser. Décembre 1963. C’est la veille de Noël. Attendant le retour de Madeleine et de leur fils, Guy voit arriver dans sa station service pour faire le plein une grosse Mercedes. Au volant se trouve Geneviève, et à côté d’elle sa fille. Guy et Geneviève n’ont plus rien à se dire.

 

14 août

CROISEMENTS
LA MUSIQUE SELON DEBEN BHATTACHARYA
Un documentaire de Stéphane Jourdain, 52'

Deben Bhattacharya a passé sa propre vie en chemin, à enregistrer de la musique dans des dizaines de pays, des centaines de villes et de villages et à la publier dans des disques. Ni académique, ni dilettante, cet homme avide de connaissances, à la sensibilité exacerbée ne sait pas s’arrêter. Il a accumulé près de 800 heures d’enregistrement, 1600 photographies, a réalisé 23 films et publié une quinzaine de livres. En voyage entre le Nord et le Sud, l’extraordinaire parcours de cet homme se révèle peu à peu, peuplé de visages, de voyages et de musiques.

 

PERSPECTIVES
Davide Sanson - Il suono del gesto

Davide Sanson // trumpet, tape

Dans un espace de liaison entre la superficie et le sous-sol, le jardin faisant face au criptoportique, Davide Sanson essaiera de mettre en relation les stimuli émotionnels fournis par l'environnement dans lequel se tiendra sa performance et les stimuli liés à la réaction physique des sons aux structures architecturales environnantes. Davide Sanson s'est diplômé en trompette en 1992 auprès du Conservatoire de Cuneo, sous la direction des Maîtres Corrado Colliard et Ivano Buat. Se perfectionnant avec Max Sommerhalder et Rex Martin, il a collaboré avec des orchestres et des ensembles de genres variés, parmi lesquels l'Orchestre Symphonique Giuseppe Verdi de Milan et l'Orchestre du Théâtre Regio de Turin.

 

EVENEMENTS

Louis Sclavis - Jean-Paul Dessy - Heribert Leuchter - Ensemble Musica Per gli Occhi
Louis Sclavis // clarinet
Jean-Paul Dessy // cello
Heribert Leuchter // saxes
Riccardo Ruggeri // vox
Nina Leonards // violin
Manuel Pramotton // saxes
Emmanuel Louis // guitar
Pascal Niggenkemper // bass
Etienne Plumer // percussions, drums

Dopo un percorso durato diversi mesi, il progetto «Musica per gli Occhi» si mostra finalmente al pubblico, e lo fa nel corso di una serata di «Strade del Cinema» in cui verranno musicati dal vivo, dai musicisti che hanno creato le composizioni originali, tre documentari dell’epoca del muto.
Finanziato dalla Commissione Europea, nell’ambito del programma «Culture 2000», il progetto è organizzato dall’associazione culturale «Strade del Cinema» di Aosta (Italia), affiancata dall’Asbl «Les Grignoux» di Liège (Belgio) e dall’associazione «Kaleidoskop» di Aachen (Germania). Di fondamentale importanza, inoltre, è stata la collaborazione con il «Museo Nazionale del Cinema di Torino – Fondazione Maria Adriana Prolo», che ha messo a disposizione le pellicole a partire dalle quali il progetto si è articolato. In ultimo, soltanto in ordine di tempo, è arrivata la collaborazione con la «Scuola per i Ciechi» di via Vivaio, a Milano, che ha permesso di estendere ulteriormente l’esperienza di «Musica per gli Occhi».

 

 

DA SORRENTO AD AMALFI
R: Piero Marelli - P: Tiziano Film, 35mm, safety, positivo, col., 90 m, lingua italiana, C5049/1.

VITA D’OLANDA
R: Piero Marelli - P: Tiziano Film 35mm, safety, positivo, col., 135 m, lingua italiana, C5049/2.

ATTRAVERSO LA SICILIA
R: Piero Marelli - P: Tiziano Film 35mm, safety, positivo, col., 105 m, lingua italiana, C5045/1.

NELLA CONCA D’ORO
R: Piero Marelli - P: Tiziano Film, 35mm, safety, positivo, col., 111 m, lingua italiana, C5045/2.

L’INDUSTRIA DELL’ARGILLA IN SICILIA
P: Tiziano Film 35mm, safety, positivo, col., 94 m, lingua italiana, C5045/3.

BELLEZZE D’ITALIA: TRITTICO DI VISIONI PITTORESCHE
(Ep: NEL GOLFO DI LA SPEZIA; LA VAL D’AOSTA; NELLA LAGUNA PITTORESCA)

P: Pasquali Film 35mm, safety, positivo, col.,lingua italiana, C5047.

NELLA SVIZZERA ITALIANA
P: Tiziano Film / Pasquali Film 35mm, safety, positivo, col., 147 m, lingua italiana, cartello con marchio Pasquali & C., didascalie in parte con marchio Pasquali & C. e in parte con marchio Tiziano Film, C5053/1.

DAL VERBANO ALLA SVIZZERA ATTRAVERSO IL GOTTARDO
R: Piero Marelli - P: Tiziano Film 35mm, safety, positivo, col., 126 m, lingua italiana, C5053/2

SUL TETTO DEL MONDO (VIAGGIO DI S.A.R. IL DUCA DEGLI ABRUZZI AL KARAKORAM)
anno: 1910; regia e fotografia: Vittorio Sella; metraggio originale: ca 700 m; visto di censura: 5060, 1 dicembre 1914; data disponibilità della copia: 23 febbraio 1910

 

15 août

La Belle Nivernaise

EVENEMENTS

François Raulin - François Corneloup - Jean-Jacques Avenel - The Great Voices of Bulgaria
François Raulin // piano, composition
François Corneloup // baritone sax
Jean-Jacques Avenel // doublebass
The Great Voices of Bulgaria // choir
Ilia Mihaylov // conductor

Le folklore de l’Est de l’Europe rencontre le jazz continental pour la soirée de clôture de «Strade del Cinema». Le chœur féminin de Sofia, une des diverses expressions des «Great Voices of Bulgaria», sera soutenu dans la mise en musique de «La belle Nivernaise» par le trio français Raulin-Corneloup-Avenel.

 

La Belle Nivernaise (France, 1923)
une production Pathé; réalisé par Jean Epstein;  écrit par Jean Epstein, adapté du roman d’Alphonse Daudet; Photographie: Paul Guichard, Léon Donnot. Montage: Jean Epstein, René Alinat. Avec: Blanche Montel, Mme Lacroix, Maurice Touzé, Pierre Hot, Jean-David Evremond, Roger Chantal, Pierre Ramelot, Georges Charlia, Max Bonnet; 35mm; 85' a 16 f/sec.; copie provenant de la Cinémathèque de Bologne.

Paris, un garçon des rues est adopté par le propriétaire d’une péniche, la «Belle Nivernaise», et sa femme. Le jeune garçon grandit et vit heureux sur le fleuve en compagnie de la fille du couple avec laquelle il partage jeux et travail, jusqu’au jour où son père naturel décide de le reprendre. Le jeune homme, loin des personnes et des endroits qu'il aime, tombe malade. Son père n’a alors plus d’autre choix que de le ramener auprès de ceux qui ont su le rendre heureux. Tiré du roman homonyme d’Alphonse Daudet.

 

Strade del cinema Comune di Aosta Fondazione CRT Regione Autonoma Valle d'Aosta Museo Nazionale del cinema